Resena de Castellon

Publié le par JA

Orbite naturelle et paradoxale

 

 

Premier rendez vous important de la féria de Castellon. Alors que la temporada ne fait que débuter, le public peu friand de ce type de corrida ne remplissait que les trois quarts des arènes de la Plana.

De grandes espérances s’étaient fondées autour de la jeune terne qui allait combattre le lot de Fuente Ymbro, mais malheureusement, seuls quelques détails de chacun des toreros rassasièrent les aficionados. La demi teinte gagna la féria de la Magdalena, que ce soit au niveau artistique qu’au niveau ganadero. Le lot de Ricardo Gallardo, propriétaire de l’élevage Fuente Ymbro présenta un bon toro, le premier, très doux surtout sur le côté droit, et un autre acceptable, le cinquième sur le piton gauche.

 

Avant d’oublier d’en parler, soulignons ou plutôt remarquons le passage d’un cavalier incompris au milieu du ruedo, Jose Luis Cañaveral. Dès le moment des farpas il fut sifflé par le public, qui n’était tout d’abord pas venu voir un torero à Cheval, mais encore moins un semblant de Toreo, manquant d’assurance. Le caballeros andalous passa sur la pointe des pieds devant un adversaire réservé.

 

Le triomphateur Naturel du jour fut Matias Tejela. Pourquoi naturel ? Tout naturellement car la clef de son triomphe fut basée sur les naturelles. Le Fuente Ymbro possèdait beaucoup de qualités sur la corne gauche, et le torero Madrilène en profita parfaitement, toréant avec beaucoup de profondeur et d’amplitude. Il fit tournoyer le toro autour de lui comme le soleil est en orbite autour de la terre, tout en aguantant au maximum. Cela peut paraître paradoxal, mais ce calme lié à l’agressivité de sa technique et de ses toques, se lièrent pour lui  permettre de couper la seule oreille de l’après midi. Certes on ne retiendra pas cette tarde comme une tarde historique, mais à l’heure de faire les bilans, le seul qui aura coupé un pavillon sera Tejela.

 

 

Et à ce jeu là, le perdant est Sébastien Castella qui aurait du couper un appendice s’il n’avait échoué une fois de plus avec les aciers. Cela peut encore une fois paraître paradoxal quand on sait le Matador qu’était Jose Antonio Campuzano, son apoderado et entraîneur, mais le gros problème actuel de Sébastien est la mort.

Ce problème lui a fait perdre de nombreux gros triomphes, et continuera à lui en faire perdre tant que ce dernier ne sera pas résolu.

Au delà de l’aspect conclusif de son travail, notons le remarquable début de combat qu’il exécuta devant son premier exemplaire. Le public qui tout au long de l’après midi fut très froid et peu réactif au travail des toreros, ne ressentit pas cette émotion si forte qui fit trembler certains puristes.

Les premières séries furent très profondes, alors que Sébastien donna de la distance et du temps au toro. Huron alla a menos, et finit par ne pas remater ses charges.

De ce fait, le torero Bitterois dut raccourcir les distances. Une dernière série par manoletinas conclue ce trasteo long.

Malheureusement, il fut long avec les aciers, ceci le privant du trophée qui lui tendait les bras.

 

Son second toro fut un manso de gala dès sa sortie, incertain, le désarma dès les premiers capotazos. Macareno rebrinca tout au long de la faena, ne semploya jamais et ne mit à aucun moment la tête. Castella fut une fois de plus long et ses efforts ne lui ouvrirent aucune porte qui aurait pu le conduire à un succès.

 

Un autre torero qui sorti avec un certain gout d’amertume des arènes de la Plana, Miguel Angel Perera. Le duo tant attendu, le duel tant attendu, n’a pas eu lieu, ou même a eu lieu sans avoir lieu. En demi teinte furent ses deux prestations, qui furent saupoudrées de quelques détails exquis mais qui, à aucun moment ne furent assez consistants pour espérer un quelconque succès.

De même avec son second, un toro qui laissait présager de très bonnes choses mais qui s’est éteint très vite, et perdit toutes ces qualités. Perera lui donna de la distance, afin de laisser exprimer le grand recorrido qu’il avait. Hélas, en plus des enganchones qui firent baisser d’un ton l’intensité de la faena, le toro ne suivit pas, et le torero extremeño abrégea le plus rapidement possible.

 

7 toros de Fuente Ymbro, le premier pour le rejon, réservé, deuxième noble et doux sur le coté droit, troisième dangereux et arrêté en milieux de faena, quatrième noble mais fade, cinquième dangereux, rebrincado, et n’humiliant jamais, sixième bon sur le coté gauche, et septième, noble qui alla a menos et termina compliqué pour :

Jose Luis Cañaveral : Silence

Sébastien Castella : Saluts au tiers et silence

Matias Tejela : ovation et oreille

Miguel Angel Perera : Silence et Silence.

 

Reseña de toros

 

 

113

 

SILVADOR

 

Negro Listón Bragado

 

515

 

01/01

 

Fuente Ymbro

 

 

162

 

HURÓN

 

Negro Meano Bragado

 

523

 

03/02

 

Fuente Ymbro

 

 

132

 

SUEÑOMIO

 

Cárdeno Claro

 

481

 

01/02

 

Fuente Ymbro

 

 

113

 

TOMILLO

 

Negro

 

490

 

01/02

 

Fuente Ymbro

 

 

152

 

MACARENO

 

Negro Meano Bragado

 

464

 

12/02

 

Fuente Ymbro

 

 

30

 

LEVITICIO

 

Negro Meano

 

580

 

10/00

 

Fuente Ymbro

 

 

124

 

ENMUDECIDO

 

Negro

 

505

 

01/02

 

Fuente Ymbro

 

 

Publié dans actualite-taurines

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