Premières réactions des protagonistes de la féria de Séville

Publié le par JA

Nous avons pu connaitre les premières réactions des protagonistes de la féria de Seville.

Tout d'abord, Ivan Garcia, qui a coupé une oreille lors de la corrida de Cuadri ce mardi. Le nouveau protégé de Jose Antonio Campuzano revient sur l'ambiance et les sensations qu'il a ressenti tout au long de cette aprés midi. "C'est la première féria d'Avril lors de laquelle j'ai l'occasion de toréer et je crois qu'il y a une ambiance différente que lors des corridas hors féria. Il est vrai qu'il y a de trés bons aficionados et que lorsque un torero s'entrega, arrive dispuesto, il y a une trés bonne répercution, et tout le monde profite du moment."

La corrida de Palha est sorti en général bonne, elle a beaucoup bougé, et a mis la tête sauf le dernier toro, celui d'Ivan. "Il y a eu cinq toros qui ont servi. Si on avait pu le faire, on aurait pu mettre un autre fer que celui de Palha, par exemple Juan Pedro, ou une autre, et personne ne s'en serait rendu compte. La corrida était trés bien faite, dans le type, et donc c'est en partie pour cela qu'elle a servie. En plus les toros avaient beaucoup de noblesse donc ..."

Cette oreille que le jeune de Mostoles a coupé à Seville va lui servir pour entrer dans les grandes arènes. Le blond talentueux pense que " cette oreille m'a apporté beaucoup de moral, et cela va m'aider pour affronter les prochains évènements dont ceux de Madrid où je torée le 30 et ensuite en San Isidro. J'en ai parlé avec mon apoderado, et je crois que quelques portes sont en train de s'ouvrir pour certaines férias importante, dans lesquelles je ne devait pas entrer normalement."

Depuis cette année, Le maestro Sévillan Jose Antonio Campuzano dirige la carrière d'Ivan. A propos de ce changement, Ivan annalyse ce que cela a put lui apporter. "Je crois qu'il est arrivé trés bien dans ma carrière car j'étais dans un moment trés délicat, je n'avais presque pas de contrats et comme il était torero il a compris dans quelle situation j'étais et m'a proposé de m'aider. J'espere que je ne le décevrai pas ..." 

Luis Vilches a protagonnisé la tarde du Mercredi, devant des toros de cebada Gago. A cause d'un mauvais maniement de l'épée il perdit un gros succès et se contenta de deux grosses ovations. Voici ses impressions sur cette aprés midi.

Depuis le début de la féria de Seville, à cause de cet échec je ne dors pas ... Ce qui me dérange surtout c'est que, quelques jours avant ce grand rendez vous, j'ai tué six ou sept toros, qui étaient dans le type de ceux de Seville, et je n'ai eu aucun problème. Je me suis concentré de manière trés importante avant la corrida, je me suis préparé avec Jose Manuel Corrona, dans la marisma, afin que tout soit prêt. Quand tu gagnes de gros succès comme celui de Séville et que tu pinches, et bien ce n'est pas normal ... C'est cela qui me fait beaucoup de mal.

J'avais réalisé une grande faena, et il fallait que je tue, ... J'avais toréé deux corridas deux toros avant la féria, et les quatres toros, je les avait tué, alors je suis encore plus déçu à cause de cela...

C'est dur, car ce sont beaucoup d'efforts , beaucoup de sacrifices, être si prés du but, et tout perdre bêtement c'est dur ... Si j'avais rématé mon triomphe, je pense que l'on m'aurait proposé d'autres conditions pour toréer, car j'ai démontré que j'étais capable de bien toréer avec des corridas dures, ...

Je suis tout de même content de voir que mes muletazos ont plu au public et que mon combat a porté, même si, et je le répète, je n'ai pas rématé le triomphe qui me tendais les bras."

Jose Luis Pereda, éleveur qui a amené pour le moment un des meilleurs toros de la féria a expliqué ses satisfactions. En effet, il avait proposé à l'impresa deux sobreros pour la corrida de Victorino Martin chose, qui n'est pas des plus faciles, quand on connait les exigences que cela implique.

"Quand j'ai su que mes sobreros iraient pour la corrida de Victorino, j'ai eu peur, mais j'étais confiant. Passer aprés Victorino n'est pas chose facile mais j'avais prévennu l'empresa que j'étais trés confiant pour ses deux toros. Celui qui est sorti ce jour la a été exceptionnel."

 A propos de l'orgine de ce toro, le ganadero affime qu'"Il était d'origine Nuñez, complètement... cette encaste que l'on retrouve dans ma ganaderia. Je crois que ce qui est important c'est que le toro ait servi car de nos jours, il est assez rare de voir un Nuñez embister de cette manière. Peu de ganaderias ont ce sang chez leur toro, car peu de monde crois en cet encaste. Donc ce qui me satisfait, c'est d'avoir montré aux aficionados comment un toro de Nuñez peut embister.

Le toro de Nuñez est un toro qui va de menos a mas, au contraire de ce que l'on peut voir normalement. Il n'a normalement pas de fin, il ne s'arrête et ne se fatigue pas de charger. Il a un rithme dans l'embestida qui est innégalable. Et ce rythme, il l'accompagne parfois avec une grande transmition. C'est donc une forme d'embister différente.

Enfin, Enrique Ponce a réalisé non pas une faena extraordinaire Vendredi, mais deux chefs d'oeuvres magistraux. Le Maestro de Chiva explique comment il a vécu l'évènement. 

"Je suis trés content de ce triomphe. Ma tête est déja à la corrida de mardi (rires ...) mais il est vrai que j'ai tout de même beaucoup profité sur le moment. Entre les deux corridas, je n'aurais pas trop le temps de profiter de ce gros triomphe moral, mais bon ...".

"Mon premier toro était trés dangeureux sur le coté droit. Dès le début j'ai remarqué ce défaut, et donc j'ai essayé d'adapter la lidia pour lui, par rapport à lui. Sur le coté droit, il venait avec l'intention de me prendre, trés décidé, et violent. Le toro était fier, agressif et quand nous lui avions donné deux puyazos je me suis dit que ce n'était pas suffisant. Je l'ai donc replacé en suerte, et le public siffla. Il faut rappeler que les puyas d'aujourd'hui ne sont pas les mêmes que celles d'avant. Un toro qui prennait deux piques avant, va en prendre trois voire quatre. Beaucoup de toros vont aujourd'hui nécessiter trois puyazos , et trois puyazos forts. Je voulais donc le piquer une fois de plus.

Le toro était encore entier entier, et comme le public ne savait pas que les piques étaient réduites (sûrement ... ce n'est pas une conclusion, biensur) et bien nous ne l'avons pas remis en suerte. Je savais ce que j'étais en train de faire, mais je ne voulais pas que le public ne fache et siffle. De plus, Antonio Tejero avait failli se faire prendre, tellement de toro était dangeureux. Mais, à mon avis, le public n'avait pas vu la dangeurosité du toro ...

Aprés je me suis arrimé, et je crois que les choses sont sorties comme je les attendais ... Ce fut un grand triomphe pour moi, même si j'aurais préféré une sortie en triomphe.

Ce fut une des tardes les plus importantes pour moi à Seville."

Publié dans actualite-taurines

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